À propos…
C’est toujours une bonne chose de savoir d’où parle l’auteur, de quel lieu il prend la parole.
Je suis avant tout, comme tout le monde d’ailleurs, une personne ayant vécu des expériences, ayant vécu de nombreuses vies, appartenant à de nombreuses communautés, qui m’ont ouvert à de nombreux horizons.
En ce moment, je suis un père de famille qui habite dans une fermette située à environ une heure de route de Montréal et qui fait son doctorat à l’École d’Études politiques de l’Université d’Ottawa. Je suis un chargé de cours en science politique l’Université d’Ottawa. Je suis un boxeur. J’ai été enseignant au secondaire, j’ai longtemps fait de la suppléance. J’ai fait une maîtrise en communication à l’UQAM ainsi qu’un baccalauréat en Histoire, culture et société à la même université. J’ai été membre du comité de rédaction de la revue « Le temps des cerises » et j’ai écrit à quelques reprises dans ladite publication. Je suis scénariste de BD et collabore avec Louis-Philippe Bastien. Nous avons deux publications dans le Front et travaillons présentement sur un plus gros projet. Avant d’entrer dans le milieu académique, j’ai été messager à vélo ainsi qu’organisateur syndical pour ces derniers. J’ai longtemps été un militant anarchiste qui travaillait avec un groupe d’affinité qui favorisait les tactiques black bloc.
Et c’est réducteur des expériences, comme description, ça.
Bref, tout comme vous, j’ai appartenu et j’appartiens à de multiples sphères de la vie. La question, « qu’est-ce que tu fais dans la vie? » ou encore « qui es-tu? » exige une réponse courte et qui réduit nos expériences souvent à une seule sphère qui subordonne toutes les autres. Je suis doctorant. Je suis fermier. Je suis boxeur. Je suis un anarchiste tory. Comme si une seule sphère pouvait subordonner toutes les autres, comme si toutes les autres étaient inimportantes.
D’une manière ou d’une autre, un portrait sommaire de l’auteur vous donne une certaine idée de la direction que prendra ce zine.
—————–
Ceci est un blogue tout en ne m’étant pas. Je m’explique; la plateforme en question est, effectivement, celle d’un blogue. C’est WordPress qui me permet de publier en ligne, sur le web. Mais en même temps, j’ai désactivé les commentaires qui sont, on le sait, au cœur même de la pratique du blogueur.
En général, les blogueurs publient quelque chose, et, par la suite, des lecteurs laissent des commentaires suite au billet publié, généralement en réaction à ce dernier. Bien que le dialogue qui en ressort peut être riche, je dois avouer que je n’ai pas forcément le temps , ni l’envie de répondre rapidement à tous et à toutes, à ceux et à celles qui laissent un commentaire dans un espace qui est à la disposition de touts.
Comme on le sait, sur l’internet, il y a toujours des gens qui se donnent le droit de laisser des commentaires désobligeants et même parfois méprisants. L’anonymat permet ceci. Si on n’a pas à regarder quelqu’un dans les yeux, si on n’a pas à voir sa réaction, on se dit qu’on peut être aussi taré qu’on en a envie. J’ai quand même tenu “Identité secrète” sous sa forme de blogue pendant six ans, par intermittence. Et avec ces six ans d’expérience, je sais maintenant qu’avec mon tempérament, j’ai tendance à mordre l’hameçon de ces commentaires à la con (*tousseChristianMistral*), souvent par fierté, souvent pour mettre les pendules à l’heure, mais, malheureusement, trop souvent parce que je suis orgueilleux.
Je prévéligie le dialogue, cependant. Et c’est en ce sens que je laisserai mon courriel à la fin de chaque article. Je m’inspirerai de la pratique des fanzines imprimés. La plupart des zines laissent une adresse de correspondance pour que le lecteur puisse envoyer des lettres. Pour ma part, puisque ceci est un webzine, je vais laisser mon adresse courriel. Le dialogue pourra donc se faire en privé.
À mon sens, c’est plus humain.
Avant de clore, maintenant. Pour ce qui est des titres des billets. Tout comme Orwell le faisait avec sa chronique dans “Tribune” intitulée “As I please”, je ne pense pas qu’il y aura de liens formels entre les différents articles que j’écrirai. Tout comme Orwell, je ne pense pas que je titrerai mes articles, non plus. Les billets seront simplement intitulés “À ma guise” et ils seront numérotés.
Ça m’évite le trouble de trouver des titres avec du “punch” avec l’écriture de chaque billet et, je crois, que ça me permettra de m’éloigner un peu de la logique sensationnaliste et spectaculaire des médias contemporains.
Bonne lecture. Et, je l’espère, au plaisir de vous lire.
Minh
monsieur.minh(a)gmail.com